Archives de l’auteur : Serge Trotel

les plaisanciers : les dindons de la farce !

Voici le texte repris stricto sensu publié par la FNPP sur la réglementation de la pêche au bar :

Notre fédération mène, depuis plusieurs années un combat acharné pour défendre nos droits de pêche tant au niveau national qu’européen. La limitation des prises pour les espèces en difficulté s’appuyant sur les seuls quotas journaliers a conduit aux impasses actuelles. Conscients de cette situation, nous avons proposé, avec d’autres fédérations représentatives, la mise en place de quotas mensuels et d’outils de déclaration préalable des prises pour les espèces en difficulté. Cette approche, plus adaptée à notre activité, présenterait aussi l’avantage d’évaluer sans ambiguïté le niveau de prélèvement de la pêche de loisir des espèces menacées, de lutter plus efficacement contre le braconnage et d’enrayer les récessions actuellement constatées sur nos activités.

 

Nous avions proposé, dans le cadre de l’EAA, une limitation journalière de 3 bars par jour sur l’ensemble du littoral en attendant la mise en place d’un quota mensuel plus adapté. La Commission européenne, sourde à tous nos propos et s’appuyant sur des modélisations de plus en plus fantaisistes, s’est obstinée à reconduire les limitations actuellement en vigueur en s’appuyant sur l’existence fallacieuse de deux stocks :  1 bar par jour pendant 7 mois au Nord du 48e et 3 bars par jour au Sud du 48e.

 

Les mesures spécifiques à la préservation de la ressource semblent étrangement absentes. Le repos biologique et la protection des zones de reproduction sont pourtant des éléments indispensables au bon équilibre des espèces. Personne ne peut ignorer que le mauvais état du stock actuel est essentiellement dû aux massacres perpétrés sur les frayères pendant de longues années. Nous serons avec les consommateurs sur les lieux de vente pour les inviter à ne pas acheter de bar sauvage de janvier à mars. Dans cet esprit, nous avons déjà écrit à toutes les Grandes Surfaces pour les inciter à ne pas commercialiser ce poisson durant cette période.

 

De telles décisions sont en totale incohérence avec le plan pluriannuel porté par Alain Cadec qui nous semble à la fois plus équilibré et plus cohérent. On nage en plein de désordre et le Ministre français chargé de la pêche n’y est pas étranger. Nous prenons acte de son manque d’équité et de considération à l’encontre des pêcheurs plaisanciers qui sauront, à n’en pas douter, le lui rappeler lors des prochaines élections. Nous n’avons peut-être pas le pouvoir de nuisance des pêcheurs professionnels mais nous sommes des millions à voter ! Le temps est peut-être aussi venu de sortir nos gilets et de manifester notre colère face à des décisions aussi injustes sur le plan social qu’absurdes et dommageables d’un strict point de vue économique !

Par votre manque de considération des problématiques liées à la pêche de loisir, Monsieur le Ministre, vous êtes en train de massacrer une activité qui concerne près de 3 millions de pêcheurs de loisir en mer et qui représente un poids économique de près de 3 milliards d’euros. Devant votre apparente incapacité à appréhender nos difficultés, nous en appelons à l’arbitrage du Premier ministre pour qu’il intervienne sur ce dossier avant qu’il ne soit trop tard !

Nous ne pouvons qu’approuver cette déclaration de notre fédération et agir  autant que faire se peut pour lutter contre cette mesure injuste.

 

Chantiers prévus en 2019

Le ponton Vauquelin doit être remplacé pour l’accueil de la vedette de la Gendarmerie, coût 160 000 €. Le ponton lourd du remorqueur doit être refait pour 25 000 €. Des travaux de réparation des pieux du bassin Ango sont également programmés pour 180 000 €. Une étude sera lancée concernant les ouvrages de protection contre l’agitation. Déjà relatée dans le précédent article, la borne d’avitaillement sera remise en état pour 150 000 €.

Enfin, concernant le port à sec, des travaux de maçonnerie seront réalisés pour 230 000 €. Un comité de pilotage sera constitué prochainement pour réorienter le projet d’aménagement autour de ce site.

Station de carburant

le syndicat mixte du port de Dieppe a retenu l’entreprise SAS Marchand comme délégataire pour l’exploitation et la gestion de la station de carburant du port de plaisance à partir du 1er janvier 2019. la durée du contrat est de 8 ans contre 12 ans précédemment.

La société Marchand se chargera de l’installation d’un nouveau système d’avitaillement plus performant et assumera la maintenance de l’ensemble de cette nouvelle station. celle-ci sera opérationnelle avant la saison touristique 2019.

 

 

 

Nouvelle réglementation pour les entrées/sorties du port

Voici le nouveau texte publié par la Capitainerie du port de Dieppe et qui réglemente les mouvements des bateaux à l’intérieur de celui-ci :

« Les navigateurs sont informés qu’a compter du 13 octobre 2018, la vigie de Dieppe sera fermée. Par conséquent, les appels vers la vigie ne seront plus honorés, les usagers navigueront dans le port en suivant uniquement la signalisation maritime en vigueur. Pour la manœuvre du pont Colbert et de la passerelle Amiral Rolland, la demande doit être adressée à la Capitainerie « Dieppe Port » sur VHF 12.
Concernant la manœuvre du pont Ango, celle-ci sera demandée à « Ango » sur VHF 12.
La Capitainerie de Dieppe donnera les informations et consignes sur tout événement portuaire. »

Les enseignements principaux à tirer de ce texte sont pour les plaisanciers :

_ qu’il ne sera plus nécessaire de signaler nos entrées/sorties du port,

_ que nous devront respecter scrupuleusement le panneau de signalisation du trafic portuaire (fascicule à se procurer auprès de la Capitainerie, du syndicat mixte ou de l’Auppd).

Dégradation de la zone technique de plaisance

Voici la lettre adressée à Madame Fouchault par un adhérent de l’Auppd à la suite de l’utilisation par ce dernier de la zone technique dans la journée d’hier (mercredi 18 octobre) :

Madame la directrice,
Ayant utilisé la zone technique plaisance en même temps qu’un autre adhérent pour l’entretien et le carénage de notre bateau, on a constaté une dégradation des conditions d’utilisation et de sécurité à savoir :
  • La porte coulissante d’accès à la zone coté plaisance reste ouverte dans les heures de travail,
  • Des véhicules de tout gabarit empruntent ce passage, du semi-remorque aux véhicules légers, ils transitent par ce passage pour accéder à la zone pêche et inversement et ceci dans le dos des intervenants plaisanciers qui travaillent sur leur bateau.
  • Le code d’accès de la zone pêche est inchangé depuis plus de deux ans, il est connu de tous.
  • Les vitesses relevées sont de l’ordre de 50 à 60 km/h, que ce soit par les gens du port ou non.
  • Un vol a été commis pendant midi hier, sur le bateau qui a coulé,
  • Des plaisanciers accèdent à leur bateau sur la zone technique avec leur véhicule.
  • Le quai prés du ponton de la plaisance est occupé par deux bateaux de pêche qui font leurs travaux, ce qui permet d’entrer dans la zone technique par ces bateaux quand le portail est fermé, les intervenants y stationnent en permanence sur le passage.
  • La zone de travaux que j’ai utilisée n’était pas nettoyée,
  • Les sangles de manutention sont toujours aussi sales etc.
J’ai fais part de ces remarques à Monsieur LAMBERT, il constate et se trouve impuissant devant cet état de fait surtout le problème de circulation, causé par l’état de la route (en sens unique pas pour tout le monde).
Je dois faire une mise à l’eau ce matin mais ne suis pas certain de retrouver tous les éléments de mon bateau.
Recevez, Madame la directrice mes respectueuses salutations.
Il est évident que tous les adhérents se joignent aux remarques et récriminations formulées par Nos collègues et nous souhaitons que cette lettre alertera les autorités du Syndicat Mixte et surtout fera bouger les choses.